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Loi santé: Recul historique des libertés individuelles

impasse de la libertéLa loi santé devrait être votée aujourd’hui dans sa globalité devant l’Assemblée Nationale.

La loi santé spolie les marques de tabac du droit d’utiliser leurs images: Au delà de l’inefficacité probable de la mesure, c’est la première fois qu’en France, l’Etat remet en cause le droit des marques. C’est ouvertement une breche dans la liberté d’entreprendre. Combien de mois faudra-t-il pour voir apparaitre les bouteilles d’alcool neutres, les sodas neutres ou les plats cuisinés neutres. Ce droit des marques, c’est aussi un droit à l’information sur le produit. Anéantir les marques, c’est niveler la qualité des produits par le bas dans la mesure ou, un industriel ne pourra plus valoriser sa valeur ajoutée par la valorisation de sa marque.

Peut on dire, globalement, que les marques distributeurs ont les mêmes qualités que les marques premiums? Quel association de consommateur n’a pas vu qu’un plat pas cher est fait avec des produits moins nobles et plus d’exhausteurs de gouts…? Le droit des marques, c’est aussi la liberté du consommateur de choisir. Nul ne peut dire que le fumeur n’a pas les informations nécessaires sur les dangers du tabac et sur les aides au sevrage.

Retirer le droit des marques, c’est dénigrer au consommateur sa capacité à réfléchir. C’est lui retirer son droit fondamental de prendre des décisions. Que dirait-on si on neutralisait les « professions de fois » des candidats en raison de l’incapacité d’un électeur de ne pas se laisser influencer par une couleur, un logo?

La loi santé reglemente la vie dans un espace privé. L’interdiction de fumer dans une voiture avec un mineur a bord est une intention louable. Mais ce bon sens ne doit pas relever de la loi; il s’agit avant tout d’une atteinte à une liberté individuelle dans un espace privatif. La loi n’a pas vocation a se substituer au bon sens et à l’éducation.

Avec le tiers payant, la loi s’immisce dans l’indépendance du médecin sur ses prescriptions. L’intention est bien sur louable là aussi, mais il y a un vrai risque de dérive avec une assurance maladie, voir des mutuelles qui « suggèrent » à des praticiens d’autres façons de promulguer leurs diagnostiques… des prescriptions moins onéreuses par exemple. Là aussi il y a a un risque de privation de liberté du médecin de prescrire en son âme et conscience.

La loi santé dit que par défaut, nous sommes donneurs d’organes. C’est refuser la liberté individuelle de disposer de son corps ou du corps d’un membre de sa famille que l’on pleure.

Après la loi santé, c’est la loi qui renforce la sécurité qui permet à l’Etat de s’immiscer plus encore dans la sphère privée.

JAMAIS, NON JAMAIS, des lois n’avaient ouvert à l’Etat le droit de s’immiscer dans la sphère privée. JAMAIS NON JAMAIS nous n’avons vécu un recule aussi important des libertés individuelles.

Parce qu’il faut être clair, la liberté individuelle est un droit fondamental, un droit qui, normalement, est au dessus des lois. Ici, la loi grignote nos libertés individuelles avec un avis favorable de l’opposition.

Il faut en effet admettre que sur la loi santé, l’opposition s’est faite très discrète. Ou étaient les députés venus arrranguer les buralistes lors de leurs manifestations le jour des votes des amendements qui nous enlèvent des libertés individuelles? Ou était monsieur de Courson? Ou était le charismatique porte-drapeau-fumeur Santini?

Lorsque le Parlement est de mèche avec le gouvernement pour retirer des libertés individuelles aux citoyens, c’est « petits arrangements entre amis » avec des consignes de présence ou d’absence émanant des chefs de groupe. Aucun élu n’est choqué de voir les libertés individuelles remises en causes par des dispositions votées par 30 députés.

Aucun élu n’est choqué que rien ne prévoit un qorum minimum dans les assemblées du Parlement comme c’est la norme dans toutes les autres structures sociales de notre Société. Aucun élu ne trouve anormal que des lois qui impactent lourdement et durablement la vie des Français, soient votées par 19 voix contre 11.

La liberté individuelle s’arrête ou commence celle des autres. Dans la loi Santé, y a t il un seul élément qui permette de protéger « l’autre » dans un espace public? Aucun

Cette loi n’est pas qu’un camouflet contre les buralistes. C’est un coup dur porté aux libertés des Français.

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