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Le prochain Contrat d’Avenir doit être une Convention de Rupture.

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Il est désormais une évidence que l’État organise la fin des buralistes. A nous de faire en sorte qu’il ne fasse pas une spoliation de nos entreprises.

Timbre amende en ligne, paquet neutre, ouverture de la FDJ à d’autres réseaux de distribution et maintenant, sous couvert de concession dans les gares, ouvertures de corners tabac dans des Monoprix avec création de nouveaux points de ventes dans les gares pourtant interdites à la consommation de tabac! (voir Le Monde du Tabac). Tout est fait par l’État pour affaiblir au maximum les buralistes.

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Alors que va s’ouvrir la négociation du prochain contrat d’Avenir entre notre tutelle et la Confé, nous devons nous poser la vraie question du monopole. En échange de quelques milliers d’euros de « subventions », nos politiques s’arrogent le droit de nous harceler moralement et financièrement sous couvert d’une prétendue politique de Santé Publique qu’ils disent gérer… avec les résultats calamiteux que nous connaissons puisque la prévalence tabagique en France est bien supérieure à celle de nos voisins qui ont choisi la prévention plutôt que la démagogie et l’illusion que le levier prix pouvait être efficace dans un pays entouré de pays qui font du dumping fiscal sur le tabac.

Je suis, Nous sommes épuisé(s) de nous faire traiter de marchands de mort par nos dirigeants bien pensants mais peu couillus… Je n’ai pas choisi ce métier pour faire le policier toute la journée bien au delà des nécessités légitimes de santé…

Alors, plutôt que de continuer à nous faire rouler dans la farine en nous faisant passer pour les vilains petits canards, je propose que ce contrat d’avenir soit en fait une convention de rupture du monopole. Que Bercy et la Santé aient le courage de leur vision anglo-saxonne du tabac vendu partout et en grandes surfaces en particulier. Que Bercy et la Santé indemnisent les 26 000 buralistes pour la perte de leur monopole comme ça a pu être fait pour les commissaires priseurs en leur temps.

Je ne demande pas des millions d’indemnisation, juste une compensation à hauteur de 3 à 4 années de remise tabac comme cela se fait lorsqu’un calcule le prix de cession de nos points de vente. Libre à nous de continuer ou d’arrêter la distribution du tabac mais sans le monopôle et avec la concurrence tant voulue par les technocrates bruxellois. Ces sommes nous permettrons les (re)conversions de nos commerces tant voulues par les associations anti tabac et soutenues par Marisol Touraine. Ça représenterai à peine 5 ou 6 milliards alors que le CNCT prétend que le « coût net du tabagisme » est  chaque année de 120 milliards et que « les finances publiques sont très affectées par le tabac avec un déficit attribuable à celui ci de près de 15 milliards d’euros annuels ».

Que l’État reprenne sa liberté, que l’État nous redonne notre liberté… que l’État ose nous proposer une rupture conventionnelle de notre traiter de gérance en calculant le montant de cette indemnité de rupture… un peu comme dans la loi travail.11-09-rupture-contrat-1

Alors oui, je mets les pieds dans le plat en ne demandant pas X ou Y obole, subvention ou aide qui serait la trame d’un nouveau contrat d’avenir signé avec le sourire forcé et condescendant mais = qu’on me reprochera à la première occasion.  Je demande à pouvoir exercer mon droit de retrait face au harcèlement -moral et financier- continu des politiques et de la poignée d’associations anti tabac qui régentent mon quotidien en le traumatisant chaque jour un peu plus.

Au moment ou les politiques vont défiler dans nos établissement et à la télé pour faire amende honorable et jurer qu’il faut être audacieux et faire de la politique autrement, je leur lance un défi elkabachien: OSONS!

Osons ne pas étouffer sans limite les 26000 entrepreneurs qui collectent la 4eme rentrée fiscale de l’État,

Osons dire aux buralistes qu’on les remercie pour leurs bons et loyaux services,

Osons le faire avec élégance en rachetant à sa valeur, la part de nos entreprises liée à la vente des produits de l’État (tabac, timbres fiscaux et jeux).

En ayant fait proprement ce travail de désengagement des pouvoirs publics, vous aurez alors le droit moral et économique de faire toutes les fautes que vous voudrez sur vos prétendues politiques de santé publiques basées sur la démagogie et le populisme.

Ce que je demande, c’est le droit des buralistes à être traité avec équité par son donneur d’ordres: l’État

Cyrille Geiger

Buraliste, entrepreneur, citoyen

 

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