Rattrapage de marge…et baisse du revenu des buralistes.

Nul buraliste n’aura manqué de remarquer cette fâcheuse tendance qu’ont nos fournisseurs à indiquer des « prix publics conseillés ». Cette indication peut avoir du sens  même si parfois le prix public est tellement conseillé qu’on est à la limite de la légalité. Comment pratiquer un prix différent lorsque ce prix public conseillé est imprimé sur l’emballage comme c’est le cas sur certains packs téléphonie? Parce que ce prix ne tient compte ni des couts de structures du point de vente ni du choix de dynamisme commercial que l’entrepreneur veut mettre en place. Force est de constater que beaucoup de prix conseillés engendrent des marges inférieures à la moyenne de calcul de l’administration fiscale qui tient compte des dites marges pour vérifier nos déclarations. Osons dans le cas précis parler des produits du groupe italien Ferrero par exemple.

Mais le pire vient de m’arriver: L’un de mes fournisseurs, partenaire de la confédération, à baissé du jour au lendemain son prix de vente conseillé de 20% passant ledit prix de 11.90€à 9.90€ sans faire le moindre effort sur le prix de cession des produits. Il nous incite donc purement et simplement à baisser notre marge de 20% pour espérer augmenter ses volumes. Je trouve le procédé pour le moins cavalier car, par tradition, lorsqu’un fournisseur nous demande de faire un effort sur nos prix de vente, il tâche de faire lui même un effort proportionnel.

Encore une fois, le dynamisme commercial des buralistes est mis à rude épreuve par leurs fournisseurs. Mon combat reste de construire un réseau crédible dans les prix pratiqués mais aussi viable dans les marges générées. Ce combat passe par des rencontres avec nos fournisseurs partenaires pour leur expliquer que nous ne sommes pas qu’une rampe de lancement dont on se débarrasse dès qu’on en a un peu moins besoin et que nous n’avons plus les moyens de travailler pour générer du trafic mais bel et bien de la marge.

En période de crise économique majeure, il ne faut pas s’attendre à ce que le consommateur paie plus cher mais il ne faut pas espérer non plus que nous allons encore plus fragiliser nos entreprises. Si des efforts doivent être faits, ils doivent l’être de façon concertée, cohérente et partagée.

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Auteur :Cyrille Geiger

Cyrille Geiger, 44ans, buraliste à Paris depuis 2005. Observateur impliqué toujours à la recherche de nouvelles idées pour dynamiser mon point de vente. Consultant en commerce de proximité. Ce blog reflète mes points de vue et n'engage que moi. Il ne traite pas de politique ni de santé. Je défends avec mes mots les intérêts économiques et sociaux de ma profession.

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