Privatisation de la FdJ: On comprend mieux!

Il n’y a pas de fumée sans feu. Depuis plusieurs mois se posent les questions de la succession de Christophe Blanchard-Dignac à la tête de l’organisme qui gère les loteries sur le territoire national et de l’ouverture du capital de la FdJ pour faire entrer des sous dans les caisses de l’Etat.

Mon rôle d’élu d’une profession n’est pas de commenter les bruits de couloirs ni les choix faits pour diriger les entreprises partenaires du réseau des buralistes. Cependant il semble que la tendance s’oriente vers une nomination d’un(e) ami(e) du pouvoir, certainement une façon comme une autre d’être exemplaire dans le respect des traditions de nos institutions. Habitués de ce genre de choix, il ne nous reste plus qu’a espérer que le choix se portera sur une personne qui a une réelle vision de cette entreprise et du maillage des buralistes. La FdJ n’est pas la Villa Médicis et ne supporterai pas le choc d’être dirigée par un(e) planqué(e) amateur de mondanités et de petits fours.

Au delà de cette nomination, il y a les bruits grandissants d’ouverture du capital de la société avec l’espoir de lever quelque 400 millions d’euros pour financer les projets gouvernementaux. Et lorsqu’on veut vendre cher une entreprise, il convient de rendre la mariée la plus présentable possible. Non pas que dame Française des Jeux soit moche, et de loin pas, mais si on peut lui mettre des chaussures bien vernies par un cordonnier, elle n’en sera que plus belle. Le cordonnier, que vient il faire ici? En général, pour une mariée on parle de couturier ou de coiffeur. Mais la FdJ préfère aller voir des cordonniers pour étendre son réseau de distribution. Je suis obligé d’associer cette recherche farfelue d’ouverture de points de vente exotiques à l’objectif d’ouverture du capital.

L’opérateur reproche aux buralistes ne de pas être assez nombreux, tout en ayant réussi à augmenter de façon quasi constante les ventes de jeux dans le réseau physique. Peu importe que l’activité ne permette pas toujours de rentabiliser le point de vente, tant que la gourmande augmente ses profits. Car au delà de cette ouverture du capital et de la concurrence, l’opérateur doit continuer à se poser la question du modèle économique qu’il propose aux buralistes. C’est un sujet que j’abordais sur ce même blog le 27 aout dernier.

Il est nécessaire que l’opérateur et surtout son actionnaire principal comprennent qu’un entrepreneur, aussi bon soit-il, ne peut pas voir ses charges fixes et sa fiscalité exploser sans accroitre ses marges brutes. Le modèle économique des buralistes à changé parce que l’État n’a eu de cesse d’augmenter la fiscalisation du travail des petits entrepreneurs.

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Auteur :Cyrille Geiger

Cyrille Geiger, 44ans, buraliste à Paris depuis 2005. Observateur impliqué toujours à la recherche de nouvelles idées pour dynamiser mon point de vente. Consultant en commerce de proximité. Ce blog reflète mes points de vue et n'engage que moi. Il ne traite pas de politique ni de santé. Je défends avec mes mots les intérêts économiques et sociaux de ma profession.

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