Avenir des buralistes: préparer la relève

Lorsque je rencontre des collègues, j’entends beaucoup de pessimisme sur l’avenir de notre réseau. Certes, le tableau n’est pas parfait, en particulier aux frontieres ou dans les petits villages, mais, malgré une année 2014 marquée par la fermeture de 1000 bureaux de tabacs, notre réseau resiste plutôt bien.

Croyez moi, mes chers collegues, en ces temps de crise d’une durée particulierement longue, il fait bien meilleur a être buraliste que fleuriste ou vendeur de vêtements independants. Notre profession, avec les commerces de chaînes, dits en franchise, resiste plutôt bien.

Cependant, pour parler d’avenir, il faut le préparer, y travailler et trouver des outils pour rendre notre métier attractif.

C’est la raison pour laquelle je travaille avec un groupe de collègues à chercher des solutions pour la transmission et la formation.

Les premiers travaux de cette commission de travail laissent présager de pistes intéressantes. Notre commerce est l’un des plus complet: vente, gestion, animation commerciale, ressources humaines… Au moment où les organismes de formation proposent soit de la gestion, soit de la vente, nous voulons proposer d’associer le métier de buraliste au métier de commerçant qui n’est ni que de la vente ni que de la gestion. Les travaux sont encore longs mais nous prenons contact avec les CCI pour en discuter.

Jé propose que nous travaillions sur des outils à destination des personnes qui souhaitent devenir buralistes. Les droits et devoirs, règles comptables et commerciales…etc…

Pourquoi ne pas proposer aux buralistes qui le souhaitent une solution du type « franchise » comme cela existe déjà dans la presse en particulier avec mes maisons de la presse? Cette solution encadrée peut être une bonne solution de départ pour ne pas se tromper et rassurer les banquiers. Il ne s’agit pas d’imposer ce système,mais de proposer cette solution à ceux qui le souhaitent.

Devenir buraliste, c’est aussi investir. Les contraintes du traité de gérance sont lourdes. La formation qui passe par la prise d’une gérance libre avant le grand pas vers l’acquisition, est monnaie courante en région parisienne. Trop de brasseries font tomber la carotte pour pouvoir préparer la relève avec la solution de la gérance libre. Nous devons trouver une solution avec les douanes pour que notre tutelle permette s’organiser ce relai. Je connais les limites et contraintes de ce système mais il faut trouver des solutions Autour de la table avec nos dirigeants.

Voila quelques idées , souvent issues de discussions avec des collègues, que je souhaite défendre comme président de notre chambre syndicale de Paris/Ile de France si vous m’élisez le 22 juin prochain.

Il est indispensable que les futurs buralistes aient l’intelligence de leurs points de vente pour être des commerçants complets, solides et continuer a vivre dignement de notre métier.

Préparer notre avenir passe aussi par notre capacité a -bien- transmettre nos entreprises. Préparer notre avenir, c’est montrer à nos partenaires que, au delà des attaques que nous subissons, nous résistons mieux que la plupart des petits commerçants indépendants.

C’est ensemble, que nous allons relever les defis de demain.

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À propos de Cyrille Geiger

Cyrille Geiger, 42ans, buraliste à Paris depuis 10 ans. Président des buralistes de Paris Nord. Administrateur de la Confédération Nationale des Buralistes. Président de la commission téléphonie et produits dématérialisés de la confédération. J'assume ma liberté de ton. Ce blog reflète mes points de vue et n'engage que moi. Il ne traite pas de politique ni de santé. Je défends avec mes mots les intérêts économiques et sociaux de ma profession.

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