Le dynamisme commercial des buralistes

Notre syndicat doit accompagner l’évolution de notre réseau.

Si j’entends accompagner l’action de notre confédération dans la défense de notre position sur la vente des produits du monopole, je jeux aussi travailler avec les buralistes franciliens pour que notre offre commerciale soit chaque jours la plus adaptée.

Nous devons trouver des relais de croissance comme nous avons su trouver la téléphonie au moment ou les cartes prépayées sont apparues. Si ce marché s’essouffle, nous devons pouvoir répondre présent dès qu’une nouvelle opportunité apparait, voir être force de proposition.

Nous aimons à rappeler, légitimement, que nous sommes le premier réseau de commerce de proximité… mais nous sommes aussi presque le dernier. Pas au sens classement… mais au sens survivant. Le buraliste est devenu le seul lien social dans beaucoup de villages, et dans notre grande métropole parisienne, au milieu des concepts aseptisés, nous sommes aussi le dernier lien social que nos concitoyens fréquentent quotidiennement.

Ce lien social est aussi un avantage économique. Au moment ou de nombreuses enseignes cherches à réduire leurs coûts, si nous savons proposer des surfaces commerciales de qualité, nous pourrons conquérir de nouveaux marchés.

Le rôle de notre syndicat est d’anticiper et d’accompagner les buralistes pour que notre réseau soit moderne et accueillant. Notre instinct commerçant doit accompagner chacune de nos décisions.

Comme président de la commission téléphonie, je discute avec tous les opérateurs. Si leur secteur est aussi en pleine mutation, une chose est sure, il y a des pistes pour proposer de nouveaux produits et services à valeur ajoutées si nous répondons à des standards de qualité pour que leurs marques soient visibles dans un environnement valorisant.

J’appelle de mes vœux la création d’un GIE réunissant notre syndicat et les industriels dont les produits sont présents dans notre réseau pour réfléchir au nouveau bureau de tabac avec un mobilier adaptable, des espaces de présentation clairs. Nous ne pouvons plus envisager de vendre des produits rangés dans un tiroir. Des produits comme les piles, générateurs de fortes marges doivent être mis en avant. Nous pouvons être moins chers que la grande distribution et gagner notre vie. Il en va de même sur certains produits d’hygiène.

Notre dynamisme commercial garantira la pérennité de nos commerces. Le syndicat peut être force de proposition et fédérer tous les acteurs autour d’un grand projet de modernisation, y compris, pourquoi pas en négociant une extension de la subvention sécurité à la  modernisation des points de vente. Croyez moi! Avec 15000 euros tous les 3 ans, il y a de quoi faire.

Ce dynamisme passe aussi par notre capacité à accepter la carte bancaire au 1er euro. Il est nécessaire que les banques nous accordent des conditions acceptables comme elles le font avec la grande distribution. Si la commission zéro n’existe pas, il n’est pas rare que les grandes enseignes bénéficient d’une commission carte bancaire à 0.2%. Nous devons bénéficier de ces taux, surtout au vu des marges avec lesquelles nous travaillons.

L’avenir de notre profession se construit chaque jour, ensemble. J’ai choisi d’être candidat à la présidence de notre syndicat parce que je suis complètement convaincu de notre futur et que je souhaite accompagner nos mutations. Il n’est pas envisageable de présider un syndicat d’une profession sans avenir. Notre avenir passe par notre réalisme sincère, ni optimiste bénit oui-oui, ni pessimiste sans réponse… A chaque question, à chaque doute, nous devons apporter des réponses concrètes et systématiques. Il n’est pas question de s’arrêter sur un diagnostique plus ou moins pessimiste. Je seraile président qui donne le cap commercial des années à venir pour construire le point de vente rentable de demain.

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